C'est une leçon des Journaux Intimes : Il n'y a pas de petite information. Nous voulons recueillir la moindre brève comme un fragile battement d'aile de papillon. On croit que le cyclone dont celui-ci est porteur se déclenchera à des milliers de kilomètres... Mais non, le cataclysme amorcé interviendra exactement au même endroit. La distance qui les sépare ne se situe pas dans l'espace, juste dans le temps...
Quelqu'un a créé sur Dailymotion un compte pour y envoyer des vidéos antisionistes. Jusqu'ici, rien d'exceptionnel. Mais en introduction des vidéos, il utilise le logo d'Egalité et Réconciliation qu'il augmente de l'intitulé "section Nabe". Il va de soi que l'existence d'une telle section au sein d'E&R relève soit des fantasmes de récupération d'un niais qui n'a rien compris ni à Nabe ni à Soral, soit d'une provocation potache sympathique mais ratée puisque nous n'en avons rien à foutre. Nous serions en revanche curieux de savoir ce qu'en pense Alain Soral.
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On connaissait les ex "amis"qui ne reculent plus devant aucune saloperie pourvu qu'elle puisse être effectuée à l'abri et par derrière. Yann Moix et Frédéric Beigbeder en sont sans soute aujourd'hui les cas les plus pathologiques. Et il y a les ennemis objectifs mais francs. Claude Lanzmann fait assurément partie de ces derniers. L'auteur de Shoah, même s'il n'en a rien dit, a bien sûr été sensible au fait que seul quelqu'un comme Marc-Édouard Nabe ait réellement pris sa défense dans l'affaire Karski alors que pleuvaient les attaques et coups bas en provenance d'anciens "soutiens" de son propre camp. Contrairement à BHL, à Philippe Sollers et à leurs marionnettes deTransfuge , de Ligne de Risque ou d'ailleurs, Nabe n'a jamais cherché à plaire à Claude Lanzmann, ce qui donne d'autant plus de poids à sa prise de position. Interrogé au Salon du Livre par une journaliste avisée de l'Oeil de l'exilé, Claude Lanzmann a salué avec sympathie l'initiative anti-éditoriale de Nabe. Il a même eu le geste d'accepter de dédicacer pour Nabe l' affiche toute fraîche de Chronic'art. Stupéfaction assurée chez les petits lèche-culs de Transfuge ! L'auteur de Shoah veut serrer la main de « l'écrivain médiocre » qui fait des « mauvaises blagues sur l'Holocauste. »
Le 1er mai 2010, Thierry Ardisson recevait Marc-Édouard Nabe dans Salut les terriens !. Son passage a été copieusement raccourci, notamment ses propos incendiaires sur le foot, la prostitution, l'affaire Zahia/Ribery, la CGT, et Siné Hebdo. Apparemment, Thierry Ardisson est moins libre sur Canal+ que sur France 2... La cerise sur le gâteau étant la falsification de la séquence diffusée ici-même : une heure avant, Stéphane Guillon a fait sa chronique devant deux chaises vides : celle de Laurent Baffie (avec lequel il avait un différend) et celle de Marc-Edouard Nabe (comme par hasard). Ni Baffie ni Nabe n'ont été présents à ce moment là. Pour tromper le public, la production est allée coller des images prises à un autre moment, ce qui donne l'impression que Marc-Edouard Nabe sourit (comment cela serait-il possible ?) aux vannes de cet humoriste médiocre. Scandaleux !
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Tous les lecteurs qui avaient commandé L'Homme qui arrêta d'écrire sur marcedouardnabe.com avaient reçu une semaine à l'avance leur invitation à la fête des 3000, dans un espace Châtelet-Victoria si bondé que très rapidement les entrées des buveurs ne pouvaient plus se faire qu'au rythme des sorties des fumeurs. Succès total, donc.
Vers 21 heures, après nous avoir plongés dans l'abyme de la scène imaginaire qui conclut l'introduction à la réédition de son premier livre, Nabe est monté sur la scène réelle de la salle. Son premier livre était devenu son vingt-septième. Mais Nabe a fait de la scène du Vingt-septième le lieu enfin réalisé de la préface à son discours, devenu la postface de son vingt-huitième.
À la fin du Vingt-septième livre, il nous donnait rendez-vous dans cent ans. Il ne lui en aura finalement fallu que cinq pour transfigurer ce manifeste de son amertume en trophée de son triomphe. Changer radicalement le sens d'un tel texte sans en modifier la moindre lettre, il n'y a que Nabe pour réussir ce tour de force ! Et dire que lors de son discours, il nous a appris qu'il avait failli renoncer à publier ce roman avant de le relire et de le réécrire en 9 mois, le temps d'une gestation. Pour une renaissance...
Plus tard, les lecteurs auront pu regarder la vidéo qui fait actuellement l'ouverture du site. Elle sera projetée 3 fois de suite à la demande générale.
Aucun journaliste ne s'est signalé à l'exception de Delfeil de Ton. Pas de représentant du milieu littéraire, à part Dominique Gaultier et le fidèle Léo Scheer qui ont eu le chic d'en être. Pas plus que de nabistes historiques hormis l'admirable Anne-Sophie Benoît. Ni de peoples si ce n'est Marcel. Ainsi que le réalisateur Pascal Thomas. Le plus réjouissant étant que Nabe qui avait pourtant aussi invité ceux qu'il connaissait l'avait prévu dans son discours. Ces milieux auraient-ils peur de se mélanger à ceux qui ne les font désormais plus vivre ?
Naturellement, les invités les plus timides auront trouvé que personne ne se parlait. Mais les plus sociables auront eu la joie, et parfois la surprise de pouvoir converser avec Zoé, Kahina, Babacar, Joaquim, Alexandre et peut-être même d'autres personnages du roman qui eux étaient bel et bien là, en chair et en texte.
Rien que par leur présence massive, les lecteurs de Nabe ont prouvé qu'un écrivain pouvait désormais se passer aussi de tous les inutiles lancements des professionnels du milieu éditorial et remplacer ces cérémonies par une fête. Reste à savoir comment les lecteurs vont s'y prendre pour réinventer complètement leur rôle dans cette révolution.
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Ah ! La réjouissante idée d'un responsable de Grasset, Gallimard ou Albin Michel s'étranglant à son petit déjeuner devant Télématin ! La bombe de chiffres impitoyables amorcée par Jérôme Dupuis dans le très documenté dossier de Lire continue à exploser à la télévision. La façon dont le constat cruel de Dupuis est présentée dans cette revue de Presse de Patrice Romedenne le 9 avril a quelque chose d'incroyable, tellement on avait pris l'habitude d'autres traitements. Non seulement le journaliste rappelle au passage les qualités littéraires de Nabe, mais il n'hésite pas à apporter de l'eau à son moulin en soulignant bien que dans le système éditorial tout le monde se sucre sur le dos de l'écrivain, et en signalant à son tour, comme Dupuis l'avait fait de façon malicieuse qu'il suffirait à peine qu'un ou deux gros tirages prennent exemple sur Nabe pour que ce milieu soit bel et bien mort. Ce qui semble bien ne lui procurer aucune tristesse. On entend même alors William Leymergie qui ne peut pas s'empêcher de laisser transparaître son approbation. Eh oui ! Les présentateurs télé aussi écrivent des livres dont ils ne touchent que les miettes. Ils n'en n'ont rien à foutre de la littérature, mais 70% voilà un langage qui leur va droit au coeur et les fait bien rêver ...
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Ça chauffe bien sur le blog de Leo Scheer. Tout sujet qui parle de Nabe donne lieu là-bas à une inflation des commentaires, et la présentation du dernier numéro de la Revue Littéraire n'y a pas échappé. Certes, les commentaires sur le blog des ELS se réduisent souvent à un flot de propos oiseux et de pépiements hors-sujet assez fatigants à lire ; on aurait cependant bien tort de jeter le bébé avec l'eau du bain. Le plus intéressant bien sûr étant les réponses de Leo Scheer qui jettent toujours un éclairage utile sur les arcanes du métier et sur le fonctionnement d'une maison d'édition. A ce titre son commentaire N°79 sur ce fil, constitue l'un des points de vue les plus précieux sur la sortie de l'Homme qui arrêta d'écrire. En professionnel avisé, Leo Scheer salue et analyse la réussite financière (et donc éditoriale) de Nabe dans sa nouvelle situation, ainsi que les possibilités qui s'ouvrent à lui, et dont en tant qu'éditeur, Leo Scheer a conscience mieux que personne. Chaque chiffre peut se lire comme un cruel manque à gagner renvoyé à la profession. Pourtant en parlant chiffres, l'éditeur salue l'anti-éditeur, dont du coup il semble se sentir plus proche. Geste élégant. Ce sera sans doute bien le seul dans ce milieu.
@minuscule. Votre # 76. Vos statistiques datent : Nabe en est à 2.000 exemplaires vendus. Dans l'anti-édition les ventes n'ont pas le même sens que dans l'édition car il n'y a pas de retour possible. Un exemplaire est vendu directement au lecteur et non au libraire qui a la faculté de de le retourner et de le refacturer à l'éditeur s'il n'arrive pas à le vendre.
La situation de Nabe aujourd'hui est tout à fait extraordinaire. En un mois d'activité, il a généré, pour ce nouveau livre, un chiffre d'affaire de 2.000 x 28 € = 56.000 € sans compter la ventes des stocks de ses anciens livres invendus que j'évalue à 20.000 €. On peut considérer que 70% de ces sommes reviennent à Nabe, une fois payés l'imprimeur et le routage, cela fait 70% de 76.00 € = 50.000 € environ.Il faut ajouter à celà que nous n'en sommes qu'au début de cette aventure, que les journalistes tardent à avoir le livre puisqu'il doivent l'acheter (il n'y a pas de service de presse gratuit évidemment), que le premier tirage de 1.000 est épuisé et qu'il doivent attendre la réimpression de 3.000 pour l'acquérir, et, enfin, qu'il va leur falloir trois semaines pour le lire et le chroniquer, car c'est un livre de 700 pages où aucun journaliste ne peut rater aucune lignes, à chacune, il peut se faire épingler.
Ensuite, il y a une chose que l'on ne mesure pas, c'est que Nabe étant maintenant propriétaire des droits de son oeuvre, il est sur un terrain vierge. Le boycott de l'auteur pendant 25 ans, qu'il a toujours été bloqué en poche, par exemple, fait qu'il peut générer un très important chiffre d'affaire avec la vente des droits à l'étranger. Pour le poche, il est possible qu'il soit obligé d'inventer un système propriétaire.
Aujourd'hui, Nabe est l'écrivain le plus aimé de France, les libraires l'appellent pour lui proposer de vendre son livre sans prendre de commission, juste pour la gloire, pour le mettre en vitrine et dire :"Nous l'avons". Au fur et à mesure, les articles dithyrambiques sur le livre vont sortir, un à un. Le florilège d'articles assassins que nous avons utilisé comme préface aux Morceaux Choisis, va se transformer en feu d'artifice d'éloges, probablement écrits par les mêmes.
Tout le monde voudra être de la fête, on condamnera rétrospectivement ceux qui, comme Gérard Miller, Michel Polac ou Sylvain Bourmeau, l'on insulté, traîné dans la boue, pour des raisons que l'on découvrira plus obscures que celle des valeurs qu'ils prétendaient défendre. On découvrira leur esprit de troupeau de chiens auquel se substituera un esprit de troupeau d'agneaux. Donc, cher minuscule, être le plus détesté dans ces conditions, je veux bien, mais pour atteindre cette distinction dans l'édition, (être l'éditeur le plus détesté du monde) c'est beaucoup plus difficile, les places sont chères, il y a beaucoup de concurrence, mais si c'est Wrath et Becdanlo qui président le jury, j'ai mes chances.
D'autres commentaires méritent d'être lus sur le même fil. Par exemple le n°84 de NLR.
Quoi qu'on dise du talent de Nabe — il est pour moi incontestable, même si je trouve que ce dernier opus déploie ce talent moins sur le plan littéraire pur (j'y reviendrai), que sur le plan stratégique — ce livre est quand même conçu, usiné, pour jeter un gros pavé dans la mare médiatique. Pour éclabousser la Place. Mieux : pour retourner la Place. Comme le dit Léo, les pages "épinglent" Attila Ricco, qui un journaliste, qui une star du paf ou un people parisien. A croire que ce monolithe kubrickien (bravo la fab) est spécialement étudié, peaufiné pour qu'on en parle abondamment dans les salons (T'es dans le dernier Nabe, toi ? — oui ! — Et c'est quoi la "faute" sur ton nom, toi ???...). Gare à celui qui n'a pas son nom écorché par le Grand Méchant Loup : il n'est pas à la mode. Oui, comme le prévoit Léo, le plan de Nabe semble commencer à marcher :
Ecrire un solide pavé incandescent et méchant (méchant ? mais non, c'est pour rire, c'est juste de la fiction voyons...) S'attacher quelques personnes acquises à la cause nabienne, qui relayent la sortie du "terrible livre" dans deux ou trois supports en vue. Créer la curiosité (parle-t-on de MOI dans ce gros machin ?) Créer le manque par l'indisponibilité naturelle. Donc la convoitise. Donc l'intérêt. A tout prix. Evaluer avec justesse le comportement grégaire et lâche des maillons importants de la chaîne (journaleux, libraires, etc.)
Retourner la Place.
C'est sûr, Nabe a du talent. Qui dépasse largement la littérature mais qui force le respect. Quoi qu'il en soit, je fais partie de ces gens qui trouvent ça rigolo : voir les mouvements contraires du banc de poissons, en fonction du passage d'une méduse :)
Qu’est-il arrivé Emmanuel Rubin ? Lui qui consacrait en 1997 deux pages d’enthousiasme dans L’Homme pour la sortie d’Inch’Allah (voir "Ecce Nabe"), le voilà aujourd’hui tristounet comme tout dans l’édito du magazine de l’optimum !
Gaulé la larme à l’œil, Rubin, quasi funèbre ! Ben alors ? C’est le crépuscule d’un fan ou quoi ? Enfin, Emmanuel, il faut se ressaisir ! Comment est-ce possible que 13 ans après son Ecce Nabe, il n’arrive pas à trouver d’autres mots que ceux qu’il utilisait à l’époque ? Les références à Nietzsche, le coup de l’entrée en littérature, « le gras des autres »… Merde, si ça c'est pas un aveu d’impuissance... Il ne se serait donc rien passé en 13 ans dans l’œuvre de Nabe ?
C’est d'avoir trainé dans les milieux branchouilles pendant tout ce temps qui a suffi à brouiller les radars du pauvre Rubin ? Les faux succès ? La drogue ? Les mannequins ? Il y’a bien une raison, il a du se passer quelque chose pour qu’il en arrive à son édito au vinaigre qui voit dans le dernier Nabe la révérence d’un ex-grand auteur aujourd’hui vieilli (ben voyons)… Il ne peut pas être assez con pour considérer l’anti-édition comme un échec, il a du manquer un épisode ! Les tracts peut-être ? Lui aussi a cru comme plein d’autres que Nabe en était « réduit à ça » ? Alors qu’ils furent les plus lus de tous ses textes !
Ou alors, c’est l'anti-édition qui est si violente que la presse moderne se sent attaquée… A moins qu’il soit vexé de ne pas avoir eu le livre en service de presse ! Parce qu’évidemment, comme beaucoup de journalistes, il ne l'a pas lu le livre… Tout ça sent le pêché de rapidité pour cause de bouclage, de délai. Rubin devrait lire l’entretien Pauvres chéris ! et l'article de Delfeil de Ton dans le Nouvel Obs… Et tout ça n’est qu’un début…
Peut-être aussi continue-t-il à ne pas digérer d'avoir été contraint de censurer une Lettre ouverte à Muhammad Ali commandée à Nabe dans son torchon en mars 2002 ? Est-ce ce raté qui le force à envisager l'échec pour s’amender en apportant son aide avec une lettre d’amoureux désespéré ?
Allons, Rubin, 2000 exemplaires vendus de L’Homme qui arrêta d’écrire en deux mois ! Et il laisse un pigiste faire de la rubrique avec de la désinformation : « les editeurs ne veulent plus de lui » (c’est le contraire), « les ventes ne décollent pas » (elles s'envolent) ! Mais réveille-toi, a-t-on envie de lui dire, ce que tu prends pour un échec est un triomphe total !!! C’est quoi pour toi le succès, Rubin ? Regarde ton journal ! On n’a jamais vu un écrivain en perte de vitesse se retrouver sujet d’un édito de magazine branché ! Même Beigbeder n’a pas eu cette faveur quand il a « réussi » son Renaudot ! Tu es triste, Rubin, ça se voit, surtout quand tu es à ton maximum de condéscendance. Pauvre vieux Rubin, on attendait mieux de toi pour ton come-back dans l'actualité nabienne... Tu ne devrais pas t'inquiéter tant, mais plutôt choisir entre L’Homme qui arrêta d’écrire et L'Optimum qui ne sait pas quoi dire !